UN SUJET QUI FÂCHE — L'ARGENT

 
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Avant de commencer ma série sur les objectifs, la productivité et l'efficacité, j'aimerais vous parler d'argent.

Pour ceux qui ne le savent pas, j'ai eu plusieurs vies.

1- J'ai occupé des postes de direction dans différentes entreprises (communication, finance, recherche, technologie). 

2- J'ai été une entrepreneur dont l'entreprise (avec une petite équipe avait un chiffre d'affaires de plusieurs millions $). Je conseillais des dirigeants de multinationales et je dirigeais des projets de communication et d'innovation.

3- J'ai tout quitté parce que je ressentais une forme de (j'ai envie d'inventer un mot : déséquation) avec la financiarisation du monde. Je voulais contribuer en étant davantage en adéquation avec mes valeurs.

4- J'ai créé une nouvelle entreprise en France dans le domaine de l'art et de la création individuelle et collective, ce fut un défi.

5- Mais je n'ai pas baissé les bras. Vous vous souvenez de ce que je vous ai dit sur Henry Ford. Même quand tous pensaient qu'il avait tort, il cherchait d'autres avenues et le modèle T a vu le jour. Comme lui, j'ai exploré d'autres avenues. Ce fut parfois difficile, épuisant, à flux tendu.

6- Aujourd'hui, la synthèse de tous ces projets c'est La Nouvelle École de Créativité.

Je ne connais pas tous les membres de ma tribu. Mais je sais qu'aucun de vous n'entre dans une case.

Et même si en marketing, on insiste sur l'importance de s'adresser à un segment précis, à une petite niche. Cela est très difficile pour moi. Car chacun de vous est différent et a un parcours unique.

Je sais toutefois qu'il y a des entrepreneurs (qui savent que j'ai aidé suffisamment de dirigeants et d'entrepreneurs dans ma vie pour leur apporter de la valeur).

Il y a des créateurs (artistes en art visuel, numérique, cinéaste, auteurs...) qui savent que je côtoie des artistes depuis longtemps. Nous avons créé des œuvres ensemble, orchestré des expositions et mille autres projets.

Il y a des intellectuels, des experts, des chercheurs dans différents domaines. Certains sont des amis de longue date, d'autres plus récents. Ils ont des esprits ouverts et curieux sinon ils ne seraient pas parmi nous.

Puis, il y a ceux qui veulent simplement trouver un nouveau projet, développer des compétences ou améliorer leur vie.

Et certains sont un peu tout cela à la fois.

Je ne peux mettre aucun de vous dans une case. Et ce n'est pas mon intention de le faire.

Je pense toutefois que nous avons trois choses en commun :

  1. Nous voulons être heureux et en paix (avec soi et les autres).

  2. Nous souhaitons être libres de choisir, d'agir et de vivre, le plus possible, selon nos valeurs et nos désirs.

  3. Nous aimerions avoir un impact positif sur la société (autant que possible).

Le problème ?

C'est que certains d'entre nous ont reçu une éducation où parler d'argent était considéré comme vulgaire.

Les purs se dévouent pour les autres sans compter. La modestie (et parfois la pauvreté) sont leur parure. Nous les admirons, mais est-ce suffisant ?

Les passionnés vivent d'amour et d'eau fraîche. « Si tu es un artiste, tu as choisi de faire ce que tu aimes, donc ne te plains pas si tu ne gagnes pas assez d'argent. »

Les penseurs... peuvent avoir la chance de se trouver un emploi qui les mettra à l'abri des besoins élémentaires en leur laissant un peu de temps libre pour réfléchir et écrire.

Puis, il y a tous les autres qui tentent de se débrouiller au jeu du capitalisme : des personnes qui doivent gagner leur vie, travailler pour des entreprises ou être entrepreneurs.

Certains réussissent mieux que d'autres.

Qui ne veut pas gagner en liberté, créer davantage et vivre sans devoir subir l'insécurité financière ?

Nous avons saucissonné le monde. Et nous nous sommes empressés de mettre une étiquette sur chacun.

Et dès que nous rencontrons une nouvelle personne, on s'empresse de trouver la case qui lui convient et de l'y enfermer.

Pourtant, chacun de nous se transforme chaque seconde comme le monde dans lequel nous vivons.

Certaines personnes se disent choquer que je développe un projet entrepreneurial. 

Cela m'étonne toujours.

Les Cahiers de l'imaginaire et La Nouvelle École de créativité offrent des contenus gratuits. Vous ne voyez pas de publicités sur nos sites. Et nous ne recevons pas d'argent de l'état. Tous ces contenus et ces frais sont payés grâce aux cours que nous vendons.

C'est peut-être une forme de marketing, mais je le vois davantage comme un modèle d'affaires qui apporte de la valeur. Un modèle qui crée du lien et du sens.

L'un des objectifs qui me tiennent à cœur, c'est d'aider des créateurs et des entrepreneurs (ou ceux qui souhaitent le devenir) à trouver à la Nouvelle École de Créativité des méthodes et des outils pour y arriver plus rapidement et plus simplement sans compromettre la qualité de leur projet.

Aujourd'hui, toute personne qui a des idées, des choses à transmettre, de la valeur à apporter peut être un entrepreneur et vivre, dans la dignité en faisant un travail qu'elle aime vraiment.

Si vous êtes à l'emploi d'une entreprise, vous pouvez développer ces compétences pour être un intrapreneur.

Et si vous êtes un indépendant, vous pouvez être un solopreneur.

Cela est une merveilleuse nouvelle : les artistes, les introvertis, les poètes, les intellectuels peuvent tous trouver une forme d'autonomie et se créer une vie comme ils le souhaitent. Sans jamais devoir penser à la retraite, car ce qu'ils font les passionne.

Et sans dépendre de l'état.

Est-ce que ce sera facile ?

Non. Il faudra apprendre à créer des contenus captivants, des produits qui ajoutent de la valeur.

Apprendre le marketing. Apprendre à vendre. Apprendre à compter. Apprendre l'usage de certains outils. Apprendre à communiquer.

Mais c'est une aventure formidable pour gagner en autonomie, si on décide de le faire non pas comme un mouton qui suit tous les autres, mais en ajoutant son ADN créatif dans le code collectif.

Il y a toutefois une condition.

Il ne faut pas voir l'argent comme l'ennemi, le diable ou le dieu.

L'argent est nécessaire pour créer et vivre dans le monde dans lequel nous vivons.

Soit nous avons de l'argent de famille.

Soit nous avons des revenus de nos activités.

Soit nous dépendons des autres ou de l'état.

Personne ne devrait rougir d'être un entrepreneur, d'être une personne qui crée et qui apporte de la valeur aux autres.

Être rémunéré pour son travail et ses créations, c'est ce qui galvanise le plus. Que vous soyez un boulanger, un créateur de contenus digitaux ou autres.

Aujourd'hui, grâce à Internet, cela est possible pour la plupart d'entre nous. Et notre croissance peut être exponentielle (sans nuire à qui que ce soit ).

Et si on le fait avec respect envers soi-même et ses clients, c'est l'activité la plus digne qui soit.

On peut servir un petit groupe d'abonnés intéressés, cela suffit pour réussir.

Voilà, je vous laisse méditer sur l'argent.

Et si vous voulez réfléchir comment en gagner avec noblesse et créativité, rejoignez la tribu de La Nouvelle École de Créativité.

Nous allons apprendre cela ensemble dans les cours et les ateliers.

Et nous allons ajouter notre ADN créatif au code collectif.

Ce monde est ce que nous en faisons.

Je vous attends.

 
Sylvie GendreauComment