Recteurs de rêves

 
Photo : Sasha Freemind, Unsplash

Photo : Sasha Freemind, Unsplash

Ahhh... le message d'hier en a bouleversé plusieurs. 

Vos mots : doux, sensibles, profonds, sages, beaux.

Vos ressentis : en possession (ou en recherche) de forces, courage, persévérance, projets, avenir.

Votre gratitude : pleine, entière, infinie, merci à vous également.

L'œuvre n'existe que par vous, avec vous, c'est ma réponse Hubert, le moteur caché, c'est vous.

Je suis ravie Pierre d'être une partie intégrante de votre vie. Sachez que vous êtes également une partie intégrante de la mienne.

Sans vous, ces mots n'auraient jamais été écrits, ce temps n'existerait pas, cette connexion non plus.

C'est un jeu, une expérience dont le socle est un rêve.

C'est ce qui lui donne sa puissance.

Tererai a dit : 
(lire la lettre d'hier pour comprendre si vous l'avez manquée)

« Lorsque je pensais à mon rêve de venir en Amérique, je m'imaginais dans un avion, je voyais les nuages, je m'y voyais...) »

Moi, lorsque je pense à l'avenir de notre tribu, j'imagine vos accomplissements, vos créations, votre contribution, votre rayonnement.

Chacun peut davantage qu'il ne le pense, mais rassurez-vous... personne ne sait avant de se dépasser qu'il en sera ainsi.

Il faut juste avancer... 

Avancez à votre rythme.

Ne vous culpabilisez pas si vous trouvez que vous n'avancez pas assez vite.

Je vous stimule. Mais il n'y a pas l'ombre d'un reproche.

L'important, c'est de garder votre désir vivace.

Un rêve bien au chaud puisqu'il est le vecteur.

Je ne sais plus en quelle année c'était... je suis allée faire une conférence à Bruxelles.

L'audience ? Des recteurs d'université.

Le thème de ma conférence ? Le rêve.

Je pense que mes propos en ont désarçonné quelques uns.

Le rêve est une bande de Möbius.
 

Partant de l'intérieur de nous vers l'extérieur.

Venant de l'extérieur de nous vers l'intérieur.

Il n'y pas d'interruptions.

C'est une brise qui circule parfois aisément, parfois moins.

Si on lui ferme la porte, elle aura un peu de mal, mais elle s'infiltrera de toute façon.

Si on lui ouvre la porte, elle sera un élan. 

La brise nous soulève...

Parfois, l'inspiration m'appelle, mais je n'ai pas envie de m'asseoir d'écrire ou de créer... j'entends pourtant et je sais exactement ce que je pourrais faire, mais je dis plus tard... je suis occupée à autre chose. Reviens plus tard.

SAUF QUE si j'attends trop longtemps... quand je décide que c'est le moment, elle ne vient pas. Elle boude.

Ou peut-être m'enseigne-t-elle une leçon.

Si tu n'aimes pas cela quand je ne réponds pas...

...la prochaine fois quand je t'appellerai... tu sais ce qu'il te reste à faire.

Elle n'a pas tort l'inspiration.

Quand j'essaie de faire sans elle, c'est laborieux.

Avec elle, c'est un jeu.

La part sensible qui vibre en nous est une force.

Pour l'entendre, il faut se taire.

Pour la voir, il faut fermer les yeux.

Pour la sentir, il faut se mettre au travail.

Pour revenir à ma conférence, je venais de Montréal, mais je faisais une escale à Londres où je passais la nuit.

British Airways a perdu mes valises. Ça arrive.

Mon discours était dans ma valise. Mon costume également. C'était l'époque où je passais une partie de ma vie dans les avions.

Je me souviens de ma course, en panique, cinq minutes avant la fermeture des magasins pour acheter une tenue plus appropriée que mes jeans, mes baskets et mon t-shirt.

J'étais crevée, qu'est-ce que je ferais s'il ne retrouvait pas ma valise avant ma conférence le lendemain matin à 9h00 à Bruxelles.

Qu'est-ce que je leur raconterais pendant 45 minutes à ces recteurs d'université ?

On oublie à quel point, les téléphones intelligents ont changé nos vies.

Finalement, la valise a été livrée à mon hôtel à Bruxelles, 30 minutes avant ma conférence, j'étais sur mon départ.

Je me souviens encore de l'air étonné des recteurs soucieux du manque de ressources dans les universités.

Je leur ai dit que la capacité de rêver était une de nos premières ressources. Une chose primordiale à encourager chez les étudiants, les professeurs, les dirigeants.

Les problèmes avant d'être financiers sont surtout dus à un manque de vision pour créer et inventer de nouvelles opportunités.

Apprendre à voir est clé.

Mais pour voir une ressource est indispensable : le rêve.

Sans vision, les universités seront dépassées. Le passé n'est pas garant de l'avenir.

À la pause, tous les recteurs africains dans la salle sont venus me voir. Ils m'ont dit qu'en m'écoutant ils avaient réalisé que même si leurs pays étaient les plus pauvres dans cette audience, le rêve est une ressource à laquelle ils peuvent avoir accès en abondance, mais qu'en fait... ils l'avaient oubliée. À force d'essayer de faire comme les pays riches, ils ont oublié leurs matières premières.

Il y avait une vraie lumière dans leurs yeux.

Je ne les ai pas revus et je ne sais pas s'ils ont changé des choses dans leurs institutions comme ils semblaient motivés de le faire.

Mais en écoutant les propos de Tererai, j'ai pensé qu'elle était la preuve vivante de cette puissance des rêves.

Oprah a donné 1.5 millons $ pour que Tererai puisse construire ces premières écoles et plateformes... aujourd'hui d'autres personnes font des dons pour que les Africaines puissent obtenir leurs diplômes, même si elles sont très pauvres. Et bientôt les Africains sauront également utiliser Internet comme nous le faisons et développeront des entreprises en ligne rentables. Tous ne le voient pas encore... mais un vent d'indépendance souffle. Ceux qui répondront présents à l'appel rayonneront.

Nous avons d'ailleurs, parmi nous, une super woman, Dr Ndeye Ndiaya, qui progresse en ce sens.

La faim apporte le désir de faire.

Nous devons être intentionnels pour la rassasier.

Si vous écrivez les objectifs que vous désirez avec intention, il sera plus facile de les visualiser pour les faire arriver et construire le futur que vous désirez.

Voyez-vous là où vous souhaitez être... et si vous n'en avez encore aucune idée, ce n'est pas un souci, continuez à lire la lettre journalière et quand vous le pourrez, vous choisirez un cours et ferez les premiers pas avec nous.

À votre rythme.

Rappelons-nous que rêver ne demande pas de forces. 

Rêver demande de la détente et de la confiance.

C'est le rêve qui apporte la force.