Le moteur de la colère

 
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La colère, encore un sujet chaud, chers amis, qui vous fait bouillonner.

Plus le temps passe, plus je vous aime. Vous avez ce petit je ne sais quoi... qui donne une couleur unique à notre tribu. Merci pour ça !

Je suis allée un peu vite hier... peut-être aurais-je dû définir la colère... mais j'adore vous laisser le faire, c'est encore mieux !

La colère peut également être de la matière première pour les créateurs que nous sommes.

Cette énergie qui monte en nous... qu'en fait-on ?

On la subit ? Ou on en fait une force agissante ?

Si on suit Sabine, cela pourra même être époustouflant !

La colère qui donne le courage d'y aller :

« La colère peut être un sentiment salvateur : qui surgit quand une limite est dépassée, quand c'est trop et qu'il ne s'agit plus de prendre sur soi. Elle est un excellent indicateur ! Elle est une alerte.

Par ailleurs, elle est pleine d'énergie ! La colère peut nous faire réagir et emmener d'autres avec nous. Et c'est dans les actes qu'elle suscite et qui la suivent qu'elle s'éteint et se résout.

Etre en colère contre une injustice, draine une énergie qui collabore à lutter contre. Elle est un levier formidable, qui annule la peur et le silence.

La colère n'est pas la haine, elle n'est pas la dépression, elle n'est pas la méchanceté, elle n'est pas contre, elle est souvent pour. Elle est l'antidote à la passivité et à l'indifférence. Elle m'a souvent poussée au cours de ma vie à réagir et à agir. Elle m'a sauvée de beaucoup de situations qui s'enlisaient. Elle m'a poussée à me dépasser moi-même. Il faut juste savoir comment l'utiliser. » Sabine

La colère pour l'artiste... « Je vais marcher n'importe où mais de préférence dans un endroit beau pour me laisser imprégner par cet environnement ; C'est en général assez efficace ! Sinon j'écris ou je dessine juste de la couleur, de grande larmes de couleurs qui deviennent comme des vagues qui emmènent la colère... »

Et cet humour imparable... « Les plus grosses colères que je pique, sont vis-à-vis de moi-même, à chaque connerie constatée, très bruyante, mais hyper brève, je ne vais pas m’engueuler pendant des heures, alors que le problème peut se régler à l’amiable... ! La colère est peut-être due à l’émergence brutale ou pas, d’une question que l’on se sent incapable de résoudre dans le temps imparti. Si nous prenions le temps de l’observer sous tous ses angles, nous trouverions sûrement une meilleure solution que l’affrontement avec l’Autre ou avec Soi-même... » Jacques

Cette conscience de soi, dans son corps, dans son ventre, j'aime... « Je la digère au niveau du ventre. Je m'éloigné de mon cerveau émotionnel en me recentrant sur ce que je veux vraiment et ce sera fonctionnel à court et à moyen terme. J'accepte d'avoir un tourbillon de pensées dans ma tête qui tente de m'emporter dans des comportements qui risquent de m'éloigner du type de bonhomme que je souhaite vraiment être. J'utilise l'énergie de ma colère pour d'autres projets plus constructifs. »

Agir plutôt que subir

« Plutôt que réagir à ce qui me choque ou subir l'évènement, j'agis en réfléchissant à la situation. Je m'offre les moyens de prendre du recul, d'évaluer ce qui se passe en moi, je tente d'identifier la source de la colère. Parfois, cela n'a rien à voir avec ce qui à première vue a fait surgir ce sentiment négatif. Le fait d'agir plutôt que subir fait tellement de bien. »

Pour le mot de la fin... je soupçonne que ce magnifique rituel est celui d'un de nos romanciers !

« Je casse une noix, je la déguste, puis je joue au mikado ou fais un mot croisé ou me récite silencieusement une fable de La Fontaine. Si besoin, je casse encore une noix en l'épluchant soigneusement. Je lis quelques pages de Marc-Aurèle. Les imprécations de Camille dans Horace (acte IV, scène 5) de Corneille aident à purger les humeurs peccantes, mais il y en a d'autres...

Mais rien ne vaut une noix bien rétive. Bêcher soulage remarquablement, mais le lancer de fléchettes n'est pas à négliger.

Plus silencieux : mettre par écrit tout ce qui vient de plus injurieux à l'esprit, faire une boule de papier avec ça et le jeter dans une corbeille avec obligation de ramasser les tirs manqués, jusqu'à extinction de ce feu importun. Bref transformer ses besoins sanguinaires en créativité, en alexandrins si possible. »

Voilà, chers amis, ne subissons surtout pas, agissons... que ce soit avec nos plumes, nos pinceaux, nos crayons, nos claviers, nos marteaux, nos aiguilles.

Je sais que vous trouverez toujours les bons mots et les beaux gestes.

 
Sylvie GendreauComment