L’ASSASSINAT d’un créateur

 
 Photo : Toa Heftiba, Unsplash

Photo : Toa Heftiba, Unsplash

Vous n'en avez peut-être pas entendu parler. Il y a une série sur Netflix qui a beaucoup de succès, American Crimes.

La deuxième saison est sur l'assassinat de Gianni Versace par un tueur en série américain, Andrew Phillip Cunanan.

Désolée, le sujet est glauque. Je sais.

Mais nous avons eu une conversation enflammée avec des amis. Et bien sûr, j'ai pensé à vous.

Le procédé cinématographique utilisé est le « flash-back ».

Vous l'avez peut-être remarqué, c'est une technique très populaire depuis un certain temps.

Au lieu d'avancer de manière linéaire dans une histoire, on procède avec une série de flash-back. 

En ce moment la tendance, c'est de multiplier les scènes vécues auparavant. Dans le désordre. Et souvent.

En d'autres mots, par exemple, un film commence en 1997. La scène suivante se passe en 1993. L'autre en 1995. Et ainsi de suite.

Il vaut mieux être attentifs, si on ne veut pas perdre ses repères.

Pour la série sur l'assassinat de Gianni Versace, cette technique est énormément utilisée. Et elle est efficace.

Pendant toute la série, on ne comprend pas comment un jeune homme qui pourrait avoir une vie si différente dérape à ce point.

La plupart des personnes qu'il tue sont des personnes qu'il aime, qu'il a aimées ou qu'il admire.

C'est seulement à la dernière émission que nous comprenons.

L'histoire de son enfance est révélée. On comprend mieux. 

D'une certaine manière, il a concrétisé le rêve que son père avait pour lui. Il voulait qu'il soit spécial, différent de tous les autres.

Je ne vous en dis pas davantage au cas où vous ne l'ayez pas vu.

Cette série m'a fait réfléchir...

Comme on l'a vu hier, plus nous donnons du pouvoir à des pervers narcissiques, plus le monde est en péril. Ils n'ont aucune limite pour arriver à leurs fins.

Mais lorsqu'on prend le temps de comprendre les histoires qui ont fait d'eux ce qu'ils sont devenus, cela nous aide à réfléchir.

Parfois, leur histoire commence avec une faible estime de soi... (narcissisme vulnérable) et c'est en combattant ce sentiment qu'ils ressentent comme une injustice qu'ils s'inventent un nouveau personnage qui suscitera l'admiration, la crainte...

Ce personnage inventé leur permet de soulager la douleur qu'ils ressentent lorsqu'ils sont pleinement eux-mêmes. Certains d'entre eux ont également été maltraités. C'est la façon qu'ils ont trouvée pour sortir de leur condition.

C'est pourquoi, pour le narcissiste, être confronté est une torture (car sous la coquille, c'est vide). Sa fausse personnalité ne lui permet pas des remises en question qui feraient ressortir l'authenticité, la vérité.

Ceux qui les entourent sont des fans qui se soumettent à leur volonté. Et si l'admiration s'estompe, ils attaqueront physiquement, mentalement ou verbalement. Car toute remise en question risque de faire resurgir la vraie personne, celle qui a souffert.

Chacun de nous est la fabrique de ses histoires.

Gaston Bachelard avait raison lorsqu'il a écrit : « AVANT D'ÊTRE UNE NATURE, L'HOMME EST UNE HISTOIRE. »

La bonne nouvelle ?

Apprendre à créer ses propres histoires nous aide non seulement à mieux nous connaître, mais également à mieux comprendre les histoires de ceux qui nous entourent.

Que ce soit dans une famille ou dans une équipe, les plus heureux ne sont pas ceux qui côtoient et vivent avec les plus intelligents et les plus brillants.

Nous sommes plus heureux lorsque nous nous entendons bien avec les membres de notre famille, nos amis ou nos coéquipiers. C'est l'entente entre nous qui fait toute la différence.

Écrire son histoire permet de comprendre ce qui nous rend le plus heureux.

Écrire les histoires que nous aimerions vivre nous aide à créer nos vies. À les réenchanter. Et à les vivre plus consciemment.

C'est la semaine de la super promotion du programme Ma vie telle que j'imagine.

Aujourd'hui, je vous propose le cours, MON HISTOIRE

https://cours.lanouvelleecoledecreativite.com/ma-vie-telle-que-je-l-imagine-mon-histoire

Parce que développer l'habitude d'écrire son histoire, fréquemment, est une des plus importantes clés de réussite de sa vie.

Une personne qui a des tendances narcissiques (ou non) qui accepte de faire ce travail peut réaliser d'elle-même que si elle a pu créer ce personnage narcissique (ou d'un autre type), elle peut en créer un autre qui aura autant de succès (sinon plus).

Le narcissiste extrême, toutefois, est très heureux d'être narcissique. Il sait qu'il l'est, et il en est fier. Il ne souhaite rien changer.

Tout est une question d'intensité. Et des choix que nous avons envie de faire.

PS  Si vous êtes un créateur ou un entrepreneur, vos histoires peuvent constituer la matière première de vos futurs projets ou créations. C’est le cas pour un grand nombre d'artistes, de cinéastes et de fondateurs d'entreprises.