Que d'émotion !

 
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Il ne fait aucun doute que les personnes qui ont compté pour nous sont, la plupart du temps, des personnes qui nous ont enseigné que nous pouvions accomplir davantage que ce que nous pensions.

Dans toutes vos réponses, il y a des motifs qui se dessinent.

Un enseignant, un professeur, un coach... doit bien sûr connaître la matière qu’il enseigne. C’est la condition de base. Je décrirais cette partie comme le volet « hard skill ».

Mais si connaissant soit-il, dans son domaine, il n'aura d'impact sur une autre personne que s’il réussit à l’aider à progresser.

Or pour cela, il faut nos fameuses compétences psychosociales !

Parmi vous, Alain R., un chirurgien de profession confie :

« Trois enseignants qui, à diverses périodes de ma vie, ont eu une grande influence souvent sans jamais le savoir sur ma vie et mon évolution.

« En premier,
M. LUCAS, instituteur de CM1, personnage massif dans sa blouse blanche, attentif à chacun de ses élèves et communiquant facilement ses connaissances. J'étais bon élève à cette époque et je l'ai retrouvé l'année d'après, car il y avait avant l'entrée au Lycée, un examen de sixième et j'avais été mauvais pendant quelques mois. Sa déception visible a été pour moi un stimulant tel que j'ai fait des efforts et poursuivi ma route avec succès.

« En second,
M. GARDEL, professeur de philosophie en terminale sciences expérimentales au Lycée Jacques Decours à Paris. Il a su avec simplicité et ténacité inculquer à notre classe les règles du jugement droit de la remise en cause, du doute philosophique.

« Enfin
M. Max GRUNER professeur de chirurgie pédiatrique viscérale à l'hôpital TROUSSEAU à Paris qui a su me confirmer dans mon évolution chirurgicale, il savait apprendre comme un compagnonnage à ses élèves la conduite d'une intervention chirurgicale complexe, avec ses dimensions conceptuelles et intellectuelles et sa réalisation pratique, la qualité du résultat étant la conséquence de l'adaptation de l'indication, de la réalisation et du retour sur expérience. Chaque élément est nécessaire et doit être juste dans sa conception, sa conduite et sa réalisation pour que l'objectif puisse être atteint.

De nombreuses autres personnes tout au cours de ma vie et encore aujourd'hui ont eu une influence.
Il est essentiel de regarder autour de soi pour prendre des exemples et former son jugement et par là, sa conduite. »

J’ai choisi ce message (bien que tous vos messages méritent d’être partagés tant ils sont beaux et émouvants) parce qu’Alain a précisé : « sans jamais le savoir ». Si un jour, par inadvertance comme une bouteille à la mer, les proches d'une de ces trois personnes trouve ce message, ce serait une autre belle histoire.

Plusieurs parmi vous ont fini par se lier d’amitié avec ces personnes qui ont compté dans votre vie. Ndeye Ndiaya parlant de son instituteur, écrit : « Ses relations avec nous, à l'époque, jeune, issu d'une famille religieuse (…), il nous prenait comme ses petites soeurs : généreux, il a été le grand-père de nos enfants, il racontait à nos maris nos comportements ». Passage que nous retrouverons dans le prochain livre de notre ambassadrice.

Nichole parle d’un directeur : « Moi, j’étais enseignante. Les deux dernières années de mon enseignement, j’ai eu un directeur exceptionnel. Il comprenait notre situation, notre charge, il dégageait une énergie de bien-être et de reconnaissance pour notre travail. Tous les vendredis, il passait à nos portes et nous demandait : « Qu’est-ce que je peux faire pour rendre ta tâche plus facile, pour te rendre plus heureuse ? Juste ce mot d'encouragement, de coopération rendait déjà la tâche plus facile pour moi. Nous avons tous besoin de reconnaissance et de soutien. Ç’a été les deux plus belles années de ces trente-cinq ans de service aux enfants et je ne pensais pas les terminer. Merci monsieur Pierre Partiquan.

Et je terminerai avec un dernier témoignage, celui de Catherine R. envers un coach : « Son écoute, sa patience, ses mots en retour lorsque j'évoquais l'émotion qui me prend pour des petits gestes, un moment beau, une pensée simple. Il m'a fait prendre conscience qu'il fallait que je m'accepte dans ma globalité, sans rougir de la manière dont je mène ma vie. J'évolue au rythme de la tortue et poursuis mon chemin tranquillement en pensant à cet Être rare et précieux qui a croisé mon chemin et je lui en suis très reconnaissante. Merci mille fois. »

Vos messages sont émouvants, et j’en ai reçu plusieurs que je partagerai peut-être à une autre occasion... le lien est dans le message de dimanche dernier, Votre meilleur souvenir.

Que retenir en ce qui concerne les compétences ?

Ghislaine a eu la chance d'avoir trois professeurs (français, mathématiques et physique qui ont compté), elle écrit : « Je pense que cette façon de transmettre avec passion, cette façon aussi de restituer sa compétence à l'élève en l'apprivoisant dans un premier temps. Comprendre les particularités de l'élève pour que la transmission puisse fonctionner. Car je ne pense pas qu'on puisse transmettre à un enfant sans le connaître ! »

Lorsque nous souffrons de perfectionnisme, nous sommes très exigeants envers nous-mêmes, faisant souvent preuve de très peu d’autocompassion. Mais la réussite ne s’évalue pas seulement à notre expertise, elle s’évalue également à notre façon d’écouter les autres, d’être attentif pour mieux les aider à révéler leur potentiel et accomplir ce qui est attendu d’eux.

L’autre atout est l’exemplarité. Max Grunel évoqué par Alain en est un bel exemple. Apprendre en conversant, en mettant en pratique, en faisant un véritable retour sur expérience.

Les personnes qui nous marquent ont cette qualité d’écoute. Elles nous donnent l’impression de nous connaître, de suivre nos progrès et de nous soutenir.

Elles ne visent pas la perfection, elles visent à nous donner confiance en notre potentiel et elle nous donne des pistes à suivre.

Vos messages sont de beaux exemples d’enseignants et de coaches qui ont su exercer un véritable leadership.

Pour être un tel enseignant, professeur, coach, leader… nous devons nous faire confiance et essayer d'être un exemple.

Faire évoluer son perfectionnisme de manière positive ne veut pas dire laisser la rigueur de côté. Il faut simplement avancer en faisant au mieux, sachant quand s’arrêter.

Le mieux est l’ennemi du bien.

Si vous êtes perfectionniste...

...accordez deux petites heures de votre temps, le plus tôt possible, et vous aurez la méthode et la confiance pour ne plus laisser cette souffrance freiner votre créativité et votre productivité.

Repensez aux qualités des enseignants, professeurs, coaches, directeurs… avec lesquels vous avez aimé le plus travailler…

...le souvenir que vous gardez d’eux n’est probablement pas leur perfection, mais plutôt leur générosité à vous transmettre leur savoir et leur confiance en votre potentiel.

Si le perfectionnisme vous freine... faites-en une histoire ancienne.

Je vous promets des résultats avant la fin de l'été si vous mettez en pratique.

Vous seul.e avez cette clé et ce pouvoir !

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PS Les inscriptions à l’atelier Pour en finir avec le Perfectionnisme sont ouvertes pour deux jours seulement, L’atelier ne sera plus disponible ensuite pour plusieurs mois.

 
Sylvie Gendreau