Vos meilleurs souvenirs

 
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Notre magnifique ambassadrice au Sénégal, toute de blanc vêtue, Ndeye Ndiaya Ndoye, a reçu une décoration venant de 15 pays de l’Afrique de l’ouest sur le thème de la recherche de la Paix et de la Sécurité.

Je suis certaine que les membres de notre tribu créative voudront se joindre à moi pour la féliciter et lui témoigner toute notre affection.

Je suis si fière qu’elle soit des nôtres, tous l’admirent et la remercient de son engagement et de ses efforts incessants pour contribuer à un monde meilleur, plus équitable.

Elle est la reine des compétences psychosociales !

Toutefois, alors qu’elle se réjouissant de tous ces messages de gratitude, elle a reçu une triste nouvelle. Un être cher, pour elle, une jeune professeure de Polytechnique (qui savait rire de leurs blagues) est décédée.

Juste au moment où nous parlions de savoir être, savoir vivre, savoir rire.

Aujourd’hui, j’aimerais vous demander si vous avez eu un enseignant ou un professeur dont vous avez gardé un merveilleux souvenir ?

Et pensez-vous que c’était grâce à ces soft ou hard skills ?

En lisant le message de Ndeye Ndiaya sur le décès d’Aminata, j’ai repensé à la lettre d’Albert Camus à son instituteur.

« Le 17 octobre 1957, l’Académie royale de Stockholm décerne le Prix
Nobel de littérature à Albert Camus (1913-1960), "pour l’ensemble d’une
oeuvre mettant en lumière les problèmes qui se posent de nos jours à la
conscience des hommes". La lettre que Camus adresse alors à M. Germain
est certainement l’un des plus bels éloges du métier d’instituteur.

19 novembre 1957

Cher Monsieur Germain,

J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous
parler un peu de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit
enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne me fais pas un monde de cette sorte d’honneur Mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève. Je vous embrasse, de toutes mes forces.

Albert Camus »


Je suis curieuse... pourriez-vous écrire une lettre semblable à un de vos anciens enseignants ou professeurs ?

Pour répondre. c'est ici.

Bravo chère Ndeye Ndiaya pour cette reconnaissance plus que méritée.

Mille bises de la part de tous les membres de notre tribu.

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Sylvie Gendreau