Le rituel de Simone De Beauvoir et de Jean-Paul Sartre

 

Notre plus grande richesse réside dans le fait que chacun, d’entre nous, est unique. La biodiversité nous éblouit dans la nature, nous ne sommes qu’une expression de ce vaste ensemble créatif.

Une petite tache, c’est ce que nous sommes.

Je souhaite vous encourager à mettre de l’avant ces traits qui vous démarquent, qui vous différencient, car si vous le faites bien, cela pourra devenir une force créatrice.

Cette semaine, je vous parlerai d’habitudes et de traits de caractère de créateurs.

En échange, je vous invite à réfléchir à tout ce qui vous différencie.

L’été est un bon moment pour s'amuser à ses réflexions.

Mon rôle consiste à vous aider à créer l’extraordinaire, sachant que la plus petite chose peut être qualifiée d’extraordinaire si on mise sur son côté unique.

Je définis l’extraordinaire comme une chose extraordinaire selon la personnalité de chacun, c’est-à-dire une chose éminemment personnelle.

Aujourd’hui, je vous parlerai de Simone de Beauvoir qui avait un rituel avec Jean-Paul Sartre pour le moins original. Un rituel auquel ils n’ont pas dérogé de 1929 à 1980 (année du décès de Sartre). Ce partenariat intellectuel (et intime) proposé par Sartre était pour le moins étrange : tout en étant un couple, ils pouvaient avoir d’autres relations à la condition de tout se dire.

Tous les matins Simone se levait, prenait son thé et s’installait à sa table de travail pour écrire de 10 à 13 heures. Elle partait ensuite rejoindre, ses amis dont Sartre avec qui elle déjeunait. L’après-midi, Simone et Jean-Paul travaillaient à l’appartement de Sartre pendant trois à quatre heures. En soirée, ils assistaient à des rencontres politiques ou sociales, allaient au cinéma ou restaient chez Simone à boire un verre de scotch et écouter la radio.

Pour Simone De Beauvoir travailler n’a jamais été un souci, c’était plutôt pendant les vacances qu’elle commençait à s’ennuyer terriblement.

Le réalisateur, Claude Lanzmann qui a été l’amant de Simone De Beauvoir de 1952 à 1959 a témoigné de ce rituel, affirmant qu’il n’y avait ni soirées ni réceptions. Il n’y avait que l’essentiel. Pendant le dîner, Sartre restait, la plupart du temps, seul avec Simone pour qu’elle commente et critique ses écrits du jour.

Elle avait choisi cette simplicité pour se consacrer à son travail, tout en acceptant le partenariat proposé par Sartre.

Ils sortaient du moule et leur histoire est certainement aussi célèbre que leurs œuvres.

Aujourd’hui, il y a un mot anglais très à la mode : accountability partners, c’est-à-dire une personne qui nous aide à créer ce que nous souhaitons accomplir.

De Beauvoir et Sartre avaient ce genre de partenariat. Auraient-ils été aussi prolifiques l’un sans l’autre ? Je n’en suis pas certaine.

Y a-t-il une personne dans votre entourage qui vous aide à créer davantage ?

Si la réponse est non... il faut partir à sa recherche. Bon, nous on a (tout de même) la chance d'être membre de cette tribu créative !!!

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