Premiers mots

 
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Une leçon tous les matins + une mission à réaliser #MaNouvelle

J’ai publié des articles, reposant sur de nombreuses études, montrant à quel point écrire aide à vivre et réfléchir.

J’ai également publié plusieurs articles sur la pertinence de publier ses écrits.

Je ne dis pas que vous devez publier tout ce que vous écrivez, je dis seulement que publier est une façon de :

1. Faire connaître qui vous êtes.
2. Faire connaître votre travail.
3. Enrichir votre réseau.

Et il y a diverses manières de le faire.

Sans mon blogue et mes articles, ma vie serait très différente.

Il y a un réel avantage à ne pas (toujours) avoir d'intermédiaires, cela procure une liberté.

Alors qu'on écrive pour soi ou avec l'intention de publier, écrire est une compétence à développer.

Je suis une fervente des petits pas, des petites expériences pour sortir de sa zone de confort.

PRÊT POUR LA PREMIÈRE LEÇON ?

Parmi les écrivains célèbres qui ont partagé leurs conseils à de jeunes auteurs, le conseil qui revient presque de la part de tous : Soyez vous-même.

On n’écrit pas pour faire joli. Surtout à notre époque où le niveau d’attention se résorbe comme une peau de chagrin. Certains peuvent encore apprécier les longues descriptions sans but précis avec un vocabulaire choisi, mais cette époque est plutôt révolu, la grande majorité des lecteurs sont incapables de lire des phrases interminables.

Sauf si on veut en faire un exercice de style comme Paul Emond avec La danse du fumiste constitué d'une longue phrase de 166 pages !

On n’écrit pas pour bien paraître ou montrer que nous sommes parfaits ou étalé notre savoir… nous devons plutôt rechercher notre vérité et nous laisser guider par cette voix qui émerge en nous. Nous écrivons pour entendre ce que cette voix a à nous dire. Si on commence en la masquant… elle se taira en nous laissant à notre vanité.

Écrire en s’imposant un court délai est une excellente façon de soigner son perfectionnisme. Je connais peu d'écrivains dont le premier jet est la version finale. On commence par tout noter ce qui nous passe par la tête et, la plupart du temps, le premier jet est nul.

Écrire, c’est persévérer. La plupart du temps lorsque nous sommes motivés et que nous décidons d’écrire, on s’installe devant une page blanche avec enthousiasme… mais après quelques lignes, quelques paragraphes, la majorité ressentent une douleur. L’impression de n’avoir rien à dire d’intéressant. Si vous réussissez à franchir ce passage à vide, à rester devant la page blanche et d’y revenir le lendemain et le surlendemain… des choses finiront par émerger.

On n’écrit pas pour la gloire ni faire fortune. Parmi ceux qui rêvent d'écrire, certains s’imaginent que leur réussite dépend d’une rencontre avec un agent pour qu’ils deviennent des auteurs à succès. Être publié est une des premières marches à gravir (pour certains), mais cela n’est aucunement une garantie de succès. Des centaines de milliers de livres sont pilonnés chaque trimestre, y compris d’excellents livres. Il y a tant de facteurs qui entrent en ligne de compte. Si on persiste au début, l'acte d'écrire est réjouissant en soi. Ce qui ne veut pas dire de ne pas essayer d’être publié et de faire connaître son travail (j’ai des conseils pour ces aspects dans l’atelier Réussir son blog). Mais le désir de briller est dangereux... l'égo peut tout gâcher.

Écrire est un artisanat. Dans le plaisir d’écrire, il y le plaisir de l’artisan. Un mot, une idée, une émotion… tout cela émerge et plus nous retravaillons plus de nouvelles choses émergent. Plusieurs auteurs vous diront qu’ils ont écrit 3, 4, 5, 6, 10 versions avant d’arriver à l’histoire que vous avez lu. On peut faire le travail d’édition au fur et à mesure comme Maya Angelou ou l'on peut écrire son premier jet d’un trait, relire et recommencer d’un deuxième trait. Il y a autant de méthodes qu’il y a d’individus.

Écrire, c’est observer avec attention. Si vous écrivez ou si vous avez des amis écrivains, vous le savez… tout peut devenir matière à écrire. Un événement, un dialogue, un paysage, une anecdote, un comportement… les écrivains voient souvent des choses que les autres ne voient pas.

Écrire est une thérapie. Écrire nous aide à mieux nous connaître et à comprendre nos comportements, cela nous aide à communiquer des points de vue qu’on ne saurait partager autrement.

Écrire, c’est simplement Écrire. On peut en parler pendant des heures, si l'on souhaite écrire, la première chose à faire c’est simplement de commencer… tant qu’on ne l’a pas fait, on ne pourra pas savoir.

MIssion 1

Choisissez vos outils (un carnet ou votre ordi, votre tablette), votre rituel (réservez un temps chaque jour à votre agenda), votre sujet (si vous en avez un). Si vous n’avez pas de sujet, je vous invite à commencer par votre enfance. Vous connaissez peut-être la célèbre phrase de Flannery O’Connor :

« Toute personne qui a survécu à l’enfance a suffisamment de matériel pour écrire le reste de sa vie. »

Côté rituel, il y a tous les cas de figure.

Se lever à l’aube est une habitude que plusieurs écrivains ont choisi. D’autres profitent de leurs insomnies. Certains ont besoin de s’imposer une discipline de fer, d’autres non.

Le célèbre biologiste évolutionnaire, Stephen Jay Gould, avait la réputation de travailler tout le temps. Dans une interview accordée en 1991, il a expliqué que pour lui, ce n’était pas du travail, car il aimait ce qu’il faisait et que cela ne l’empêchait pas d’avoir une vie normale avec sa famille. Lorsqu’on lui a demandé s’il y avait un héritage génétique qui favorisait une telle énergie de travail. Il a répondu que c’était vraiment une question de tempérament et d’avoir un entourage qui nous encourage.

Certaines personnes ont beaucoup d’énergie alors que d’autres en ont moins. Stephen Jay Gould a déclaré ne pas avoir une grande énergie physique, mais une grande énergie intellectuelle. Pour lui travailler n’était pas du travail. C’est vraiment une question de tempérament et chaque personne est différente.

Ce que je peux vous dire toutefois : les habitudes nous aident à faire les choses avec moins d’efforts… je vous propose donc de faire une petite expérience (tant qu’on n'essaie pas, on ne peut pas savoir… ), fixez-vous un temps dans la journée pour les prochains jours pour cet exercice d’écriture.

Comme premier exercice, décrivez l’endroit où vous allez vous installer pour écrire tous les jours, le moment de la journée que vous réserverez à cette activité. Je vous conseille de l'inscrire à votre agenda... pour vous assurer de garder le rythme jusqu'à la fin de la rédaction de votre premier jet. Lorsque vous aurez un premier jet, cela devrait vous motiver de poursuivre l'aventure.

Un de membres de la tribu créative de La Nouvelle École de Créativité, Jean-Marie écrit :

« Je suis dans mon bureau, très composite entre tiroirs ouverts, tasse à café vide, chien couché, frigidaire un peu rouillé, livres, appareil photo, petit mannequin à dessiner, bouteille de bière vide, il en reste encore, et je vois par la baie vitrée un tuyau d'arrosage tortueux sur le sol, des roses dans un fouillis végétal qui ressemble à l'ironie de la perte et où mon regard ne se trouve capable que de penser à trouver.

J'ai perdu bêtement l'alliance de mon père… »

En lisant cette phrase... je suis déjà dans ce bureau, je regarde ce rosier… je me demande où peut bien être l'alliance de son père. Je sais que je vais continuer à lire…

À vous maintenant, quelle nouvelle écrirez-vous cette semaine ?

À demain, (Je vous parlerai des personnages !)

Sylvie

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