Mouvements et Tremblements

 

Parce que vous m'écrivez tous les jours, je sais que je vous aide à survivre et à vous épanouir.

Je sais également que vous aidez les autres à survivre et à s'épanouir.

En ce sens, nous commençons à construire la puissance de la force créatrice et agissante de notre tribu.

Que ce soit depuis la France, avec Christophe, que j'espère un jour vous faire mieux connaître :

« J'adore vos posts qui sont très inspirants. J'ai proposé à plusieurs patients de vous suivre. En fait, je voulais vous dire que je fais souvent se lever mes patients du bureau pour jouer et expérimenter. Je n'hésite pas à me rendre dehors ou dans toutes les pièces du cabinet quand l'expérience le nécessite.
Je pratique une psychiatrie du mouvement et de la vie. »


Mille fois des psychiatres comme Christophe. Ses patients ont beaucoup de chance.

Ou du Sénégal, avec Ndeye Ndiaya, qui se bat contre la violence faite aux femmes.                

« Je suis très contente pour mon projet (une journée sur le thème innovations, pensés et créations, lecture pour tous qui se déroulera le 8 mars prochain : une de mes anciennes étudiantes va me faire l'honneur de dédicacer son livre pendant notre célébration. Elle est chef de service de la formation au Ministère de l'Intérieur car j'avais animé une journée en 2018 avec les gendarmes, les policières et les gardes pénitentiaires. »

Et sachez que si ma lettre a le malheur d'arriver avec quelques heures de retard, j'ai mes deux gendarmes : Ndeye Ndiaya qui me demande où je suis. Et Jacques, vous savez notre inventeur, qui se gave de chocolat pour compenser le manque 

Alors, je n'ai pas le choix de continuer... de vous écrire tous les jours.

Si j'y arrive, c'est parce que je lis des centaines de livres et d'études et que je mène des centaines d'expériences. Et parce que je suis membre d'une tribu intelligente et créatrice qui me sitmule. Parce qu'elle est agissante !

Ma stratégie est de jouer, pour vous, le rôle de curatrice.

J'essaie de mettre en scène l'information et les exemples qui seront les plus pertinents pour que vous surviviez et vous épanouissiez.

Aujourd'hui, j'aimerais vous proposer un exercice de créativité.

Je voudrais aider Laurence qui est formatrice.

Voici son message :

« Merci pour cette approche simplifiée et percutante de la pyramide de Maslow. Vous avez vraiment l'art de la formule... évidente.

Je parlais justement de cette approche des besoins fondamentaux à mes stagiaires hier.
L'une d'entre elles n'avait plus les moyens de payer son titre de transport pour venir prendre ses cours -70km AR par jour.

Pourtant, suivre cette formation était son souhait. Elle va sans doute devoir abandonner ce projet.
J'en suis bien triste pour elle.

Que dire à des personnes en grande précarité qui vous disent qu'elles n'ont ni ami, ni famille pour les aider et qui ne s'en sortent pas avec leur modeste revenu...notamment si elles semblent manquer de ressources créatives et de force pour survivre et s'épanouir ?

Une idée ? »


Cela arrive tout le temps.

Quand j'enseigne, je suis ambitieuse pour mes étudiants. Je veux les attirer vers le haut, leur donner les conseils, les outils pour qu'ils créent l'exceptionnel. Pour qu'ils survivent et s'épanouissent. Pour qu'ils déploient leurs ailes et aillent de l'avant.

Certains vont s'envoler. Et souvent très haut.

D'autres vont se soulever un peu, mais revenir vite à même le sol, dans leurs bonnes vieilles habitudes.

Aussitôt terminé. Aussitôt oublié.

Il est vrai que certains sont dans des situations plus précaires que d'autres.

Mais ce ne sera pas la cause première.

La précarité n'est pas une fatalité (enfin jusqu'à un certain point).

La fatalité, c'est la passivité.

La fatalité, c'est lorsqu'on baisse les bras, qu'on abandonne.

La fatalité, c'est lorsque la peur nous paralyse.

Avec exactement les mêmes conseils et méthodes, certains feront fortune. 

Après un cours où mes étudiants ont souvent une très bonne idée, ils viennent me voir pour que je les accompagne pour la développer.

Chaque fois, je leur parle du prix à payer, de la persévérance dont ils auront besoin. De la détermination également.

J'en ai vu plusieurs laisser tomber... pour x raisons.

Cette année, je m'associe avec deux étudiantes pour un très beau projet qui aidera l'humanité.

Je leur ai demandé de me faire une seule promesse : si elles commencent, elles n'abandonneront pas.

Je leur ai dit de bien réfléchir, car mon temps est précieux et je ne peux pas l'accorder à ceux qui n'agissent pas.

Sinon on brasse de l'air avec de belles paroles et de beaux sentiments. Mais rien de plus.

Aujourd'hui, j'aimerais aider Laurence. 

Quels seraient vos conseils pour sa stagiaire ?

Je commence...

1. Je lui ferais lire le billet ou lui résumerait le contenu du message Force ou Faiblesse pour l'inviter à faire grandir le souffle qui l'a incitée à s'inscrire à cette formation au départ.
#Motivation

2. Ensuite, je lui conseillerais de se faire une promesse : ne pas laisser la précarité gagner plus de terrain. Au lieu d'avoir peur, transformer cela en un petit jeu créatif où elle se mettra au défi.
#Détermination (mentalité)

3. Obstacle à surmonter : comment trouver les moyens de payer son titre de transport ?

Que pourrait-elle (essayer) de faire, vendre ou offrir à quelqu'un en échange de revenus qui couvriraient le montant de son titre de transport ?

Peu importe... je ne connais pas ses talents ou ses compétences. Mais la stratégie serait de trouver une toute petite chose qu'elle peut proposer à des personnes qui en ont besoin et qui seraient prêtes à payer pour ce service.

Soit en affichant une petite annonce dans un commerce ou en répondant à une annonce, soit en cherchant sur Internet ou en demandant à des voisins.

Aider une personne âgée à accomplir une tâche quelconque (faire ses courses, écrire une lettre, lui faire la lecture).
S'occuper des enfants pour une famille très occupée.
Aider un commerçant.
Promener un chien.
Faire un repas.

Je lui lancerais cela comme un défi. Mais pour qu'elle ne se sente pas seule, j'organiserais une séance de remue-méninges avec d'autres stagiaires, par exemple. Ou même un concours.

Et je l'inviterais, une fois l'exploit accompli, à venir témoigner de son expérience.

Des difficultés, des obstacles qu'elle a dû surmonter, de la créativité dont elle a eu besoin, du courage également.
De la réaction des gens.
De ce qu'elle a appris de l'expérience.
De ce qu'elle ferait différemment si c'était à refaire.
#valorisation-encouragement-apprentissage

Et qui sait... ce petit jeu lui permettrait peut-être de se faire de nouveaux amis.

En d'autres mots, je ferais de cette stagiaire, mon héroïne.

La précarité est difficile, mais ce n'est pas une fatalité.

Toute personne peut trouver la dose de courage nécessaire pour faire un tout petit effort.

Il faut voir cela comme un premier pas de bébé. Pour se sortir d'une situation, il faut réapprendre à marcher. Tout enfant sait nager à la naissance, mais si on n'a pas l'occasion de nager, on oublie.
Toute personne est créative à la naissance, mais sans encouragements, on oublie.

Dès les premiers résultats, elle puisera un peu plus de courage pour poser un deuxième petit geste et ainsi de suite.

Si cette personne peut apprendre de l'expérience et en parler avec d'autres de manière constructive, cela lui donnera des idées pour tenter d'autres aventures.

Plus elle apprendra et pourra communiquer sur comment elle s'est en est sortie, plus elle inspirera d'autres qui pourront à leur tour s'en sortir.

La formation, c'est clé. C'est une question de priorité. On devrait toujours tout faire pour se former continuellement.

Développer des compétences, c'est indispensable.

Et tout faire pour transformer sa mentalité en mentalité de croissance est ce qui fera toute la différence.

Pour y arriver, il faut se mettre au défi constamment. Et que cela devienne une habitude.

De petit défi en petit défi, si on a une direction, on peut aller loin.

Oussama Ammar avant de créer The family, un incubateur pour aider les entrepreneurs à développer leur projet s'est demandé la chose dont il avait le plus peur.

C'était d'être SDF. Il a décidé de passer 4 jours et 4 nuits dehors.

Il s'est installé sur un trottoir et il a mendié.

Il a survécu à l'épreuve.

Lorsqu'il est revenu dans le confort de son appartement, il savait qu'il pouvait démarrer son entreprise.

Personne n'a dit que ce serait facile.

Mais combattre ses peurs, puiser la force en soi (si faible soit-elle au début) pour les premiers gestes et persévérer ensuite.

Si l'on peut transformer cela en jeu pour que ce soit plus amusant, ce sera plus facile.

Moi, dans ces cas-là, je ne peux m'empêcher de penser à Aznavour qui s'est fait ridiculiser tant de fois avec sa voix. Jamais tu ne seras chanteur s'est-il fait répéter autant comme autant.

La précarité a fait naître de grands artistes et de grands entrepreneurs.
Ce qui a brisé des rêves, c'est la passivité.

Et vous les amis, avez-vous des idées pour que Laurence puisse aider sa stagiaire ?

J'ai fait un questionnaire pour lui transmettre vos réponses.


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Sylvie Gendreau