Mon robot et moi !

 
Photo : Andy Kelly, Unsplash

Photo : Andy Kelly, Unsplash

Cette semaine, j'ai pensé à Sabine.

Vous savez... c'est le membre de notre tribu qui nous a mis sur la piste de la colère salvatrice.

La technologie, c'est formidable.

Quand ça marche !

Mais parfois avant que ça marche, il faut un peu, beaucoup, à la folie, galérer.

Quand j'enseigne à mes doctorants.

Mes cours sont en marchant, mais attention... ce n'est pas du tourisme.

C'est un vrai cours, avec plein de contenus et des exercices.

C'est un cours qui doit être réussi avec succès pour pouvoir poursuivre son doctorat.

Tu ne peux même pas manquer une session. 

La participation à tous les cours est obligatoire.

1. Marcher dehors (même s'il fait moins 20) ;
2. Réfléchir, parler, dessiner, écrire, marcher (en même temps) avec des collègues qu'on ne connaissait même pas la veille ;
3. Lire des billets sur plein de sujets différents ;
4. Utiliser de nouveaux outils technologiques.

C'est un cours qu'on peut voir de deux façons diamétralement opposées :

« C'est ridicule de me demander tout ça alors que je suis occupé à faire un doctorat. Je n'en vois pas la pertinence, après tout je suis un ingénieur. »

Ou encore...

Embrassez l'expérience avec curiosité et tous ses sens en éveil. Ce que la plupart font.

Mais j'ai remarqué un aspect... qui me titille.

Il existe désormais des outils qui permettent d'être beaucoup plus efficace.

J'en ai essayé plusieurs... j'ai un peu, beaucoup, à la folie... galéré.

Et puis, je trouve un scénario qui marche vraiment.

Je le dis à mes étudiants.

Mieux encore. Je leur envoie une invitation pour qu'ils rejoignent les plateformes ou les outils en question.

Certains sont distraits... ah non, pas encore quelque chose de nouveau.

D'autres sont des expérimentateurs, des curieux, des assoiffés de connaissance ou de plus d'efficacité.

Ils jouent le jeu à fond.

Je leur demande juste d'essayer pendant l'atelier.

Résultats : ils gagnent sur tous les fronts.

lls partagent davantage. Ils apprennent davantage. Ils développent de nouvelles compétences.

Et souvent... ils garderont un bon souvenir de cet atelier.

Plusieurs m'écrivent... que ce qu'ils ont appris dans cet atelier les a aidé à faire xxx choses en mieux.

Et parfois à avoir une idée qui change le cours de leur vie.

Et je sais qu'un jour, certains parmi eux, seront très reconnus et appréciés pour leurs contributions.

Avec de la curiosité, de la détermination et de la persévérance, c'est fou ce que l'on peut créer.

Dans un de mes cours en ce moment, j'ai plusieurs étudiants chinois.

Très sympas et drôles. Très créatifs.

Ce que j'aime le plus chez mes étudiants, c'est de voir briller cette petite lueur d'espoir, d'intelligence, de curiosité dans leurs yeux. C'est comme des mini-mini Eurêka !

Hier, c'est Chao qui a écrit à quel point deux des outils que je leur ai conseillés sont puissants.

Mais avant, j'ai galéré.

Comme cette semaine.

Le message que je vous envoie tous les jours ne partait pas !

Chaque fois, je pensais que c'était bon.

Il m'arrive de hurler contre mes robots et cette intelligence artificielle qui ne comprennent pas que je ne comprends pas.

Mais cette semaine, j'ai pensé à Sabine.

Elle a raison : la colère peut être salvatrice.

Je me dis... attends mon robot... je n'ai pas dit mon dernier mot.

Alors, oui, communiquer est compliqué. 

Que ce soit entre personnes de même culture, de cultures différentes.

Que ce soit dans des contextes contraignants, stressants.

La communication ?
C'est compliqué !


Et c'est normal qu'on se fâche parfois avec nos robots.

Mais, cela vaut la peine de ne pas abandonner... pour autant.

Ceux et celle qui s'en donnent la peine gagnent.

Parfois, je vous dis des choses qui vous semblent contre-intuitives.

Je ne vous demande pas de me croire sur parole. Juste d'essayer assez longtemps pour voir si ça marche.

J'ai décidé de donner une deuxième chance à mon robot.

Je pense avoir compris ce que je n'avais pas compris et qui l'a fait dérailler.

Il n'y a rien de plus formidable que les technologies quand ça marche.


PS  Cette semaine, je vais enfoncer le clou sur une chose que vous devriez tous faire... si vous êtes un créateur, un chercheur, un solopreneur et même un salarié ou un étudiant. Je veux vous convaincre de créer votre marque... CV, cartes de visite, tutti quanti... c'est déjà un peu dépassé tout ça. Racontez-nous votre histoire en créant votre marque et j'aimerais beaucoup être votre guide pour cet exercice. Je vous en reparle cette semaine.