La boîte de Pandore

 

Avez-vous lu le livre, Le temps des mots à voix basse ?

Il y a plusieurs années, j'achetais tous mes livres ou presque dans une librairie indépendante située rue Laurier à Outremont, un beau quartier de Montréal.

La libraire Élisabeth Marchaudon était passionnée de lecture. Elle organisait des lancements avec des auteurs comme Françoise Dolto et Margaret Atwood.

Je n'aurais probablement jamais découvert le livre de 71 pages d'Anne-Lise Grobéty, une écrivaine Suisse sans cette libraire.

Ce livre m'a fait une forte impression.

D'une part, parce que c'est un livre sur une formidable amitié en contraste avec l'atrocité des événements de l'époque (la montée du nazisme).

D'autre part, voici l'extrait que je relis souvent :

« Nous les amoureux de la poésie, du beau verbe, on a continué à vivre comme si de rien n'était, en refusant de voir de quelle pourriture les mots se nourrissaient dans leurs discours, quel poison mortel leurs paroles répandaient autour de nous. »

Lorsque j'ai lu ce livre, j'ai compris que j'aurais pu être comme ces deux amis, recherchant toujours la beauté et préférant omettre de voir ce qui blesse mon regard.

J'ai donné des centaines de livres dans ma vie, mais ce petit livre, il m'a suivie dans tous mes déménagements.

Comme un rappel pour m'inviter à rester courageuse en acceptant de voir et d'entendre ce qui me déplaît.

La chronique de cette semaine aborde un sujet difficile, mais important  : le capitalisme de surveillance.

Même s'il y a des sujets qui procurent moins de plaisir, il est essentiel de les aborder et d'y réfléchir.

C'est notre responsabilité d'ouvrir les yeux, d'observer la réalité et de se demander si on peut intervenir pour améliorer les situations négatives.

Mais faire ce choix exige du courage. Lorsque la scène est inquiétante, on a envie de fermer les yeux et de passer à autre chose.

C'est à ces occasions que je ressors Le temps des mots à voix basse.

En lisant ma chronique, vous verrez qu'à la fin, je vous demande votre avis...

Et l'exercice que j'y associe... c'est une invitation à vous offrir une activité JOMO.

Vous avez entendu parler du FOMO (Fear Of Missing Out) ou la peur de rester sur la touche.

Le JOMO, c'est le contraire, (Joy of Missing Out) ou la joie de rester sur la touche.

Je vous explique tout dans la chronique.

Vous vous dites peut-être, mais la surprise annoncée alors ?

Eh bien, c'est la première partie de la surprise.

C'est le déclencheur !

En terminant ma chronique, j'ai eu un coup de déprime.

Mais j'ai tout de suite pensé à l'alchimie de la passion après la lecture du message de Marie Laure auquel je répondrai demain.

Et vous vous demandez qui est la mystérieuse membre de notre tribu et étudiante de La Nouvelle École de Créativité qui co-animera une partie du prochain atelier ?

Deux indices :

K et lenteur ?

Vous devinez de qui il s'agit ?

Demain, je vous dit tout.