L'aspirateur

 
sergey-yurkov-1144255-unsplash.jpg

Il y a une chose qui m'intrigue.
Peut-être avez-vous une opinion sur le sujet.

Avez-vous remarqué certaines personnes qui donnent l'impression que le monde tourne autour de leur nombril (si petit soit-il) ?

D'une certaine manière, c'est un phénomène naturel. À notre naissance, on est pris en charge. On est le centre d'attention de tous. En vieillissant, on apprend à coopérer, à donner à notre tour notre attention aux autres.

Pour certains, ce sera plus difficile.
Leur point focal demeurera leur nombril.

D'autres ont beaucoup manqué d'attentions.
Toute leur vie, ils essaieront de combler ce manque.

D'autres en recevront trop.
Ils penseront que cela leur est dû.

Je ne sais pas exactement ce qui fait qu'on devient un aspirateur.
Je ne sais même pas si l'on peut cesser de l'être un jour.

Lorsque je croise des personnes qui ont ce problème, je ne sais jamais comment m'y prendre.
Leur dire risque de les choquer.

J'ai pour habitude de donner des conseils seulement à ceux qui le demandent.

J'ai une amie qui insiste pour que nous restions amies.

Elle a été mariée à deux reprises, mais ses maris l'ont désertée.

Elle a deux enfants. Mais un des deux a coupé les liens.

Elle a des amis. Mais plusieurs ont fui.

Et pour tout vous dire, j'ai fui aussi.
Mais elle revient. Toujours. Avec insistance.

Elle veut absolument que nous soyons amies.

Après une rupture, elle fait un longue liste. Elle énumère les torts de l'autre personne. Pas une fois, je ne l'ai entendue dire qu'elle était peut-être coresponsable de ces ruptures. Pas une fois, je ne l'ai entendue se remettre en question. Mais toujours elle insiste pour qu'ils reviennent.

Ce n'est pas à moi de juger. Ni de conseiller, si l'on ne me demande pas.

Pourtant, lorsqu'on parle d'évolution personnelle, les ruptures sont d'excellentes occasions pour grandir.

C'est ce que qui m'a fait penser à l'aspirateur.

Certaines personnes aspirent toute l'énergie autour d'elles.

Il arrive même que ces personnes se positionnent pour aider les autres.

Le souci ?
Non seulement, elles vampirisent les énergies des autres, elles redonnent peu.

Elles ne vous écoutent pas vraiment.

Elles ne lisent pas vraiment vos messages sauf pour aspirer ce qu'elles pensent qui les enrichira.

Étant donné qu'elles ne savent ni écouter ni bien lire, elles passent souvent à côté de choses essentielles.

Les subtilités, les signes, les non-dits, ce qu'il y a entre les lignes leur échappent.

Elles se privent de toute une dimension, un trésor caché qui leur est inaccessible.

Au fil du temps, cela contribuera... peu à peu à leur malheur. Car une amitié sincère ne peut grandir ainsi. Le langage se développe autant dans le non-dit.

Si jamais ces personnes viennent en aide à une personne, elles le feront savoir haut et fort. Comme un signe d'orgueil.

Si on a cette tendance et qu'on est coach, consultant, formateur ou enseignant, cela peut causer plus de tort que l'aide que nous avons apportée.

Certaines personnes ont des attitudes qui ont l'effet d'un puissant aspirateur.

Et lorsqu'à leur tour, elles veulent donner un souffle à l'autre...
elles utiliseront cette aide pour aspirer l'autre encore un peu plus. Par orgueil. 

L'autre qui avait apprécié l'aide au départ regrettera finalement de l'avoir reçue.

Sa dignité écorchée, il tentera de s'éloigner d'un tel maître.

Aider les autres.
Servir nos clients.


Ces deux actions exigent une certaine élégance.
Une certaine discrétion.
Une responsabilité.
Une éthique.

Je vous parle de cela parce que je prépare des contenus sur l'empathie.
Une compétence à développer.

Mais jusqu'où faut-il être empathique ?

Au sein de notre tribu, j'espère que nous apprendrons ensemble les règles et la pratique de l'empathie.
Les uns les autres. Dans le respect. 

Mais j'avoue que je n'ai pas envie d'être aspirée. Comme je ne souhaite qu'aucun d'entre vous le soit.

Créer une communauté qui a une culture forte veut aussi dire choisir qui pourra vraiment en être.

Quand Steve Jobs a proposé le premier Macintosh, il s'est inspiré de la dystopie d'Orson Welles pour montrer le clan qu'il choisissait. Il était à l'opposé du monde conformiste qui existait alors.

Un monde où chacun n'a pas besoin d'être un expert en technologie pour créer des choses extras avec un ordinateur.

Ils ne voulaient pas plaire à tout le monde.

C'est la même chose avec votre marque, vous pouvez choisir les clients et les employeurs que vous souhaitez attirer.

À La Nouvelle École de Créativité, par exemple, le clan que nous choisissons est celui des êtres empathiques, créatifs et généreux.

Nous proposons une vision créative et humaniste du monde.

Désolée, pour les aspirateurs.

Les relations à sens unique. Très peu merci pour nous.

Nous sommes des imparfaits, partants pour nous améliorer entre nous. Dans le respect de soi-même et des autres.

Et nous avons le droit et la liberté de dire non à ce qui ne nous convient pas.

Ne rougissez pas de vos choix. Restez libres.

Une culture, ça se défend !

Ne vous laissez plus aspirer, découvrez les personnes qui vous nuisent à votre insu, un travail de fond qu’on fait ensemble dans le programme Ma vie telle que je l’imagine.