Histoire

 
Photo par Annie Spratt, Unsplash

Photo par Annie Spratt, Unsplash

J'ai commencé et je termine la semaine avec Ndeye Ndiaya Ndoye.

Depuis les débuts de cette lettre matinale (plus de cinq mois maintenant), Ndeye Ndiaya Ndoye m'écrit tous les jours, réfléchissant comment mes contenus et notre tribu peuvent l'aider à avancer et à aider son pays... cette semaine, le thème a stimulé des réflexions profondes chez elle.

D'abord l'IDENTITÉ

« ...chez nous, on commence à accepter qu'il faut avec son identité mener des actions qui peuvent "enrôler" d'autres comme on dit chez les militaires.

Dans les autres cultures, on écrit des règles et presque tout le monde applique.

Dans nos cultures, l'oralité l'emporte et chacun fait selon les codes de son milieu. Y'a même des personnes qui se disent intouchables.

Avec le nouveau discours du 2 avril, le Président élu vient de promettre qu'il ne va plus laisser les populations faire selon leur volonté. Conclusion, les personnes qui défendaient la rue publique, les biens publics jubilent.

Et hier, figurez-vous, 
beaucoup de jeunes et des responsables de partis politiques sont sortis pour balayer des endroits salis et pollués.

Pour moi, c'est positif et il faut poursuivre ce genre de comportements pour revenir aux idées reçues de ma mère : si tout le monde jette des déchets dans la rue, toi mets-les dans un chiffon et reviens avec à la maison pour les mettre dans le seau (à l'époque, y'avait pas de poubelles). Ma chère maman était domestique chez des blancs et elle avait appris beaucoup de bonnes conduites. 

On mettait des ordures dans des bassines ou des seaux. Je suis aux anges, car partout on essaye de se débrouiller pour laisser les espaces propres (voir les réseaux sociaux sénégalais de temps en temps. L'exemple du Rwanda a fait tâche d'huile).

Nos cultures et nos identités posent parfois des problèmes ! »

Puis, elle nous pose une question sur l'HISTOIRE :

« Cette fin de semaine est bizarre, vous avez dit histoire, ici aussi, au lieu de parler des difficultés des populations : manque d'eau  potable, de matériels dans les hôpitaux... on nous parle de publication de livres d'histoire, c'est pourquoi ? Dans mon quartier les enfants auraient dit : heulé qui signifie au diable Président, on va chercher de quoi vivre, va lire avec tes ouailles.

C'est bien de parler d'histoire, mais quand ? »


Le parallèle que j'ai envie de faire...

...je crée des cours avec une intention précise : vous aider à vous épanouir, à entreprendre, à innover et à vous enrichir.

J'ai envie d'éveiller votre désir de créer, de vous dépasser en réalisant des projets concrets... pourtant, je vous entraîne sur des sujets qui pourraient sembler, à première vue, décalés... 

...apprendre à lire, à réfléchir, à faire des liens improbables... peut aider à trouver des solutions innovantes à nos problèmes.

Se focaliser sur un problème peut nous faire oublier une forêt pleine de ressources.

Pour moi, cette forêt, c'est l'histoire, la mythologie, la culture, la philosophie, la pensée complexe... sans tous ces éléments, il pourra être beaucoup plus long de trouver des solutions pertinentes.

Parfois on veut inventer alors que la solution existe déjà... SAUF qu'on ne sait pas la voir. 

Apprendre à lire, à réfléchir, à converser... permet des connections dans notre cerveau, connexions qui permettent de développer notre intelligence et notre créativité.

Le défi ? Relier les deux...

...l'HISTOIRE et l'INNOVATION

...l'APPRENTISSAGE et le JEU

...la CRÉATION et l'ENTREPRENEURIAT

...les PROBLÈMES et la CRÉATIVITÉ

Mes doctorants travaillent sur tous ces problèmes : pollutions, eau potable...  (et ils sont géniaux). Parmi eux, plusieurs sont Africains (mais pas seulement)... heureusement, ils ont appris à lire l'HISTOIRE...  et à faire des liens.

Chaque jour, je rajeunis avec eux... parce que nous sommes convaincus que nous pouvons changer le monde.

Chaque jour, j'ai un regain d'énergie avec vous, parce que vous décidez d'entreprendre un projet qui aura un impact positif.  

Plusieurs pensent que l'Afrique est l'avenir du monde. Je le pense aussi. J'ai confiance que les solutions qui seront inventées en Afrique pourront nous sauver plus tard...

Trop choyés, trop confortables, on s'ankylose.

Il faut aimer nos problèmes, ils sont notre chance pour nous surpasser et nous étonner nous-mêmes.

Soyons INGÉNIEUX.

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