Entre les reproches et les éloges

 
Photo : Timothy Eberly, Unsplash

Photo : Timothy Eberly, Unsplash

Certains sont passés maîtres dans l'art de la critique.

Ils ont le reproche facile. Dès qu'une chose leur déplaît, ils ont vite fait de le faire savoir.

La critique leur vient aisément. Cracher leur venin est une seconde nature.

À force de pratiquer cet art, on est de plus en plus amer. Et si cette mauvaise habitude s'installe à demeure, cela devient un trait de caractère insupportable pour son entourage.

En vieillissant, on est un râleur de première. C'est une façon de se priver de belles rencontres et d'amitiés.

La cause d'une telle aigreur ?

Une insatisfaction chronique de sa vie et une montée en puissance des frustrations.

Ce qui devrait inciter et motiver chacun à faire le nécessaire pour résoudre les problèmes qui sont à l'origine de ces frustrations dans leur vie.

Je vois parfois de petites graines de terreur. Cela peut commencer très jeune. On prend l'habitude de se plaindre, de critiquer... Et plus on s'habitue jeune, plus on aura du mal à changer.

J'ai une amie que je ne vois pas très souvent. Elle a une vie qui serait considérée par plusieurs comme une vie de rêve. Belle maison, un personnel pour l'assister (tant pour ses activités sportives, ses soins esthétiques que l'entretien ménager), des vêtements luxueux et élégants, des voyages, des sorties. 

Bien sûr, elle adore ce genre de vie. Elle sait qu'elle est privilégiée.

Mais au fil des ans, elle a pris l'habitude de se plaindre.

Du coup, certaines personnes la fuient.

Les amis véritables s'éloignent.

Parce que dès qu'une chose va de travers, les reproches fusent.

Pourtant, elle est généreuse. Mais les cadeaux ne compensent pas les pointes acerbes qui peuvent sortir à tout moment.

À la longue, ça mine l'atmosphère.

Pour moi, une telle attitude a un effet repoussoir.

Si vous avez vu les dernières recherches, les enfants français sont anxieux à l'école.

Pour les aider, on pense à des méthodes : méditation, respiration, etc.

D'accord, mais lorsqu'on est face à un tel problème ne devrait-on pas s'attaquer surtout à la cause.

Apprendre est une expérience enivrante.

Comment est-ce possible qu'on réussisse à rendre cela aussi anxiogène ?

Trop de reproches ? Trop de critiques ?

J'ai enseigné dans plusieurs universités. En France, entre autres.
Mon style a parfois dérangé. Et pourtant, j'enseigne la créativité et l'innovation. Il me semble que le problème serait surtout si je ne dérangeais pas.

Aujourd'hui, grâce à l'esprit ouvert de certaines directions, j'ai pu approfondir ce style, mener des expériences toujours plus audacieuses.

Vendredi, un de mes doctorants m'a dit : « Le souci avec votre cours, c'est que c'est trop court. »

Ce n'est pas la première fois qu'un étudiant me dit cela.

Quelle belle récompense pour un prof.

Surtout pour un cours obligatoire.

Et cet autre doctorant, Sephr, qui m'écrit : 
« Hi Sylvie, Thanks for your nice workshop, energy, and being different. I have not had this experience in my whole life. I enjoyed it a lot. »

Et Axelle, étudiante de La Nouvelle École de Créativité, qui m'écrit ce matin :
«  je me suis régalée avec vos présentations ; j’ai rempli mon carnet d’exercice  en partie … »

Vous remarquez les expressions : enjoy, régal... voilà les mots qui devraient être associés à l'éducation.

Dans l'atelier Créer une marque qui a de l'impact, j'invite les étudiants à choisir trois mots qui représentent les sentiments qu'ils souhaiteraient que les clients associent à leur marque.

De tels commentaires me font extrêmement plaisir, car ils confirment les mots que j'ai choisis pour La Nouvelle École de Créativité.

Mais ne pensez pas que cela a été facile.

J'ai également été critiquée.

Mais je n'ai pas laissé les critiques me détruire.

Je dirais même que certaines critiques m'ont confirmée dans mes choix opposés.

Lorsque vous avez des valeurs et des convictions, ce ne sont pas des critiques qui vous éloigneront de votre route.

Innover veut dire prendre des risques. 

Un étudiant m'a dit que mon cours était innovant à tous les égards. Je lui ai répondu : « J'ai intérêt, j'enseigne la créativité et l'innovation. »

La question que je pose : Que fait-on pour priver les enfants de cette joie profonde que représente l'apprentissage ? Pourquoi des enfants sont anxieux alors qu'ils ont la chance d'apprendre ?

Je ne crois pas que ce soit la faute des enseignants ou des professeurs. Je pense que c'est la faute des institutions et de ce que nous en avons fait.

S'il s'agissait de personnes, on pourrait presque dire qu'elles sont psycho-rigides.

Apprendre dans la joie ne veut surtout pas dire perdre son temps. Mais développer ses projets et ses compétences en s'amusant et en se passionnant.

PS Si vous souhaitez modeler votre projet à votre personnalité et à vos valeurs pour attirer des clients (ou des partenaires/employeurs) qui vous ressemblent, venez vite créer votre marque personnelle avec nous.  https://cours.lanouvelleecoledecreativite.com/creer-sa-marque