DANS LE CREUX DE MA MAIN.

 
Photo : Moren Hsu, Unsplash

Photo : Moren Hsu, Unsplash

Mes cours à l'université sont des laboratoires.

Lorsque les doctorants arrivent, ils sont débordés !

Ils doivent trouver leur sujet, choisir leur superviseur (et surtout se faire accepter).

S'ils ont de la chance, ils rejoignent des équipes de recherche avec qui ils s'entendent bien.

Certains découvrent une nouvelle école, des règles, des collègues différents.

Cela fait beaucoup à accomplir en peu de temps.

Certains sont très motivés, ils ont trouvé leur vocation.

D'autres ne savent pas encore. Ils explorent. Ils cherchent. Ils s'interrogent.

Le souci ?

Tous ne sont pas partants pour apprendre la créativité. Ils ont autre chose à faire 😉

Je les comprends, ils sont stressés et souvent fatigués, obligés de suivre et de réussir plusieurs ateliers s'ils veulent être admis.

Que faire alors ?

Avant, je voulais leur transmettre le maximum de connaissances.

C'est encore le cas.

Sauf que j'essaie d'alléger, de plus en plus, de rendre cela plus amusant, plus efficace.

Il s'agit de créativité après tout !

Déjà, le cours est en marchant, ce qui a exigé la conception d'un matériel académique approprié.

Chaque semestre, je modifie (un peu ou beaucoup), j'ajoute, j'enlève, j'expérimente... 

Je viens de terminer une autre vague d'itérations.

Cette fois, tout tient dans un téléphone.

Cela veut dire qu'il n'y aura plus d'excuses possibles.

Ils pourront tout y faire. Lire mes billets et mes consignes. Regardez les vidéos. Écoutez les podcasts. Faire leurs travaux.

Dans un café, dans un jardin en se baladant. Dans le métro. Dans un fauteuil.

Mon cours tient désormais dans le creux de leur main.

C'est la rentrée... j'ai hâte d'expérimenter.

Voilà ce qu'est le Design Thinnking appliqué.

Les vagues d'itérations sont conditionnées par notre capacité de nous mettre à la place de celui qui a besoin de notre produit ou service, mais qui n'en a pas forcément envie.

Or, pour moi, le plaisir devrait être dans tout ce que l'on fait... (d'où vient cette idée qu'il faut que ce soit pénible, à la sueur de notre front).

Lorsque c'est agréable, intéressant et pratique... en principe, notre motivation ne fléchit pas.

De nos jours, nous avons des technologies qui permettent d'améliorer l'expérience-usager pour les produits et services que nous développons.

C'est un moment enivrant pour créer.

C'est une chance inouïe.

Bonne rentrée.

PS : Envie de créer ? Rejoignez les cours pour la série de cours de Zéro à Un, Éviter les pièges avant d’entreprendre.