Battement d'ailes

 
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Cela m'amuse toujours.

Il y a comme une synchronicité entre nous...

Je travaille un thème et, tout à coup, je découvre que nos pensées se croisent. Et s'entrecroisent.

C'est vraiment à l'image du processus créatif.

Tout arrive par des liens, des connexions, des croisements... et tout à coup, EURÊKA !

C'est la quintessence de notre troisième cerveau comme on le voit dans l'atelier Méditer pour Créer.

Lorsque nous préparions cet atelier, Karima m'écrit : « J'ai fait de très beaux rêves, je voyageais au-dessus de l'océan sur les ailes d'un immense faucon !!!  Quelle vue ... ! »

J'ai rigolé en regardant l'harfang des neiges que j'ai choisi pour le fauteur de troubles agréable que j'ai préparé pour les étudiants de Méditer pour Créer.

Et voilà que Jacques (vous savez notre inventeur) qui a un fils sculpteur, Gilles Borner, m'envoie cette photo en disant : « Nous aussi, on a le nôtre. »

Samedi, j'échange avec une amie qui me confie qu'une de ses nièces souffre d'un cancer avancé, aucun médecin ne veut l'opérer.

Cette jeune femme élève seule ses deux filles, elle se bat pour survivre, même si les espoirs sont presque nuls. 

Ne sachant quoi lui dire pour l'encourager, mon amie, une créatrice talentueuse, lui dit : « Imagine que tu es soutenue par des ailes, tu te sentiras plus légère. »

Le lendemain, sa nièce visualise des ailes aux couleurs somptueuses. En fin de journée, elle appelle mon amie. Elle ne cessait de rire tant elle était surprise.

En une seule journée, voici ce qui lui est arrivé  :

1. Un médecin accepte enfin de l'opérer (mais elle doit arrêter la chimio).

2. Elle n'ose pas le dire à son médecin traitant, celui qui ne voulait pas l'opérer et qui lui prescrit ses traitements de chimio.

3. Une heure plus tard, l'assistante de son médecin l'appelle (de manière inattendue), lui proposant de retirer le médicament qui empêchait l'opération. Du coup, elle trouve le courage de dire à son médecin qu'un autre médecin veut l'opérer. Cela se passe à merveille, il est d'accord.

4. Sa fille avait été refusée à une école d'art, la seule que la mère pouvait payer. Cela l'attristait au plus haut point. Le directeur de l'école l'appelle pour lui annoncer qu'une place s'est libérée.

Toutes ces bonnes nouvelles le même jour... alors qu'elle avait enfilé ses ailes multicolores.

Lorsque j'écoutais cette histoire, je ne pouvais m'empêcher de penser au film de Wim Venders et de la photo que j'ai publiée sur Instagram il y a quelques jours lors du décès du comédien.

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Je venais tout juste de terminer l'atelier qui repose sur la neuroplasticité positive dans lequel j'explique comment nous faisons remonter les informations à notre cerveau et comment cela le transforme.

En s'imaginant porter des ailes colorées, la nièce de mon amie s'est sentie plus légère. Et par un heureux hasard, ce fut une journée remplie de bonnes nouvelles.

Le pouvoir de l'imagination

Lorsqu'elle me racontait cette histoire, j'avais la photo de l'harfang des neiges qui me regardait de son regard perçant en déployant ses ailes.

J'ai repensé à Marie-Laure qui se sent fatiguée et pour qui je voulais écrire un message, c'était l'occasion de lui offrir des ailes.

Mon titre était tout trouvé : une paire d'ailes.

Après la lecture de la chronique d'hier, Richard, m'écrit : 

« Cela va faire bientôt deux mois je crois que j'attends votre lettre chaque matin. C'est très instructif... La lettre d'aujourd'hui avec l'arfang des neiges, cet oiseau que je ne connais pas d'ailleurs vivant en Afrique me fait penser aux trois oiseaux qui ont laissé un signe dans ma vie sans que je m'en rende compte.

Quand j'étais jeune et que je fréquentais l'université j'avais une copine qui est allée poursuivre ses études en Belgique. Dans les correspondances qu'on échangeait, je sentais l'évolution de ses sentiments par la manière de clôturer sa lettre. D'abord elle disait "je t'aime", ensuite elle a évolué en disant "je pense à toi" et enfin elle me dit "je ne t'oublie pas". C'est alors que j'ai trouvé une carte postale de mon pays, le Burundi, avec 
une colombe pour lui dire que "la colombe est mon messager pour lui signifier la tristesse qu'elle me laissait après cette découverte de ses sentiments".

Aujourd'hui, je suis marié et j'ai trois filles dont l'aînée se trouve à l'université tout près de chez vous à Montréal. Ce que je veux dire, c'est que parfois je vis avec mon épouse faisant des erreurs sans m'en rendre compte et paf, sur une goutte qui fait déborder le vase je crois qu'elle déverse toutes les soi-disant bêtises (parce que pour moi elle n'a pas totalement raison) sur moi. Alors cela me rappelle le poème que j'ai lu il y a très longtemps intitulé "
l'albatros" de Charles Baudelaire. Il s'agit d'un oiseau dont la grandeur de ses ailes le rendait gauche. Chaque fois que mon épouse me fait la remarque, cela me rend plus mauvais et cela empire mes comportements envers elle.

Cette lettre d'aujourd'hui me rappelle que plutôt de penser à 
l'albatros, je ferais mieux de penser à l'"aigle" qui représente d'ailleurs mon parti politique du moment. L'aigle représente la force. J'ai lu quelque part qu' "au lieu de traîner dans la boue avec les canards, il fallait voler avec les aigles" (à peu près quoi).

Je te remercie donc de me rappeler qu'il ne faut regarder ni en arrière ni en bas, mais se battre pour aller de l'avant et s'envoler s'il le faut. »


Ce que permettent certaines pratiques inspirées de la neuroplasticité positive, pratiques que nous abordons dans l'atelier Méditer pour Créer, c'est de ne pas laisser les traumas du passé décider de notre destin.

Nos pensées ont ce pouvoir de nous faire reculer ou avancer.

Nous avons toujours le choix, ne l'oublions pas.

À demain,

Sylvie

PS Méditer pour Créer en tarif préférentiel de lancement pour une semaine seulement.