DE LA DISTORSION À LA CURIOSITÉ

 
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Quel est la dernière fois où vous avez été irrité par un article, une procédure ou une publicité ?

La dernière fois que vous vous êtes dit : « C'est tellement stupide, qui a pu concevoir ou écrire une telle chose ? » 

Ou que vous vous êtes énervé parce que vous n'aviez pas accès assez rapidement à un service ? 

Nous passons notre vie à critiquer les entreprises et les gens (c'est le cas de 99 % d’entre nous, y compris moi-même).

Pourtant, si on essayait de comprendre pourquoi les personnes et les entreprises font ce qu'elles font, nous pourrions acquérir de nouvelles compétences.

Au lieu de les dénigrer, si nous pouvions nous dire : « Que savent-ils que j'ignore ? »

C’est un puissant déclencheur de réussite.

J'ai apprécié le commentaire d'un de mes étudiants aujourd'hui. Il s'agit d'un ingénieur inventif. Il est intelligent et il le sait. Il m'a écrit, mon plus grand souci, c'est que j'ignore mes angles morts.

« Comment savoir si je suis « coachable » et «teachable » ? Je crains de passer à côté d'un enseignement important à cause de mon état d'esprit. »

J'ai trouvé cela formidable, car il répondait à la même question que j'ai posée à tout le groupe. Les autres se sont plaints de leurs problèmes, mais sans jamais se mettre, eux-mêmes, en cause.

Leurs difficultés sont dues aux autres, aux règles, aux procédures... (ils ont répondu comme 99 % d'entre nous répondraient). Il a été le premier à formuler la difficulté par rapport à lui-même. Il s'est penché sur un facteur interne avant de se focaliser sur les facteurs externes.

Il est facile de se plaindre ou de se moquer de ceux qui ne font pas les choses comme nous les aurions faites. Nous faisons TOUS ça.

Et quand nous critiquons, nous sommes souvent péremptoires, tellement sûrs de nous !

Cet été, j'ai écrit une série sur le storytelling. Les textes étaient très diversifiés, et je n'ai pas terminé, je vais en publier d'autres bientôt. Il y a eu plusieurs commentaires et réactions, positives pour la plupart. Mais certaines personnes ont eu des réactions épidermiques à l'expression storytelling parce que le marketing s'est approprié de ce terme depuis quelques années.

Ils ont raison, les bons conteurs, comme nos grands-mères et grands-pères, ne suivaient aucunes techniques. Et c'est bien là tout l'intérêt. Techniques ou non, nous racontons tous des histoires ! Consciemment ou non. Nous sommes nos histoires.

Et ce qui est encore plus intriguant, c'est que nous réagissons tous à certaines histoires. Des écrivains et cinéastes peuvent essayer de casser les codes, mais nous vibrons tous lorsqu'il y a une question en suspens... on veut savoir ce qui va arriver au personnage, réussira-t-il sa quête, trouvera-t-il l'amour, vaincra-t-il le danger ? Sans questions, sans rebondissements, il n'y a pas d'histoires.

Mais pourquoi s'énerver à l'idée de comprendre comment les histoires sont conçues ? Comment elles nous impactent ?

Ne pas le savoir n'empêchera pas les histoires d'être conçues. Ne pas savoir va simplement nous garder dans l'ignorance de ce que d'autres connaissent.

Pourquoi en vouloir à ceux qui utilisent les techniques de storytelling ? Pourquoi ne pas les apprendre également et, à tout le moins, essayer d'être plus conscient des rouages utilisés par ceux qui tentent de nous faire croire à leurs histoires ?

Je ne dis pas que c'est essentiel à notre survie... c'est seulement un exemple pour illustrer l'attitude que nous sommes TOUS portés à adopter quand les choses ne sont pas comme nous les pensons.

Si on essayait davantage de comprendre pourquoi les personnes et les entreprises font ce qu'elles font, on élargirait nos points de vue.

De la disparition à la curiosité.

J'écris cela, mais je suis la première à critiquer. J'essaie de faire un effort, mais parfois c'est plus fort que moi.

Pourtant, je suis consciente que le déclencheur à succès est à l'opposé de cette posture. J'essaie de m'améliorer en posant la question pourquoi cela se déroule-t-il ainsi, mais également qui est celle ou celui qui a conçu cette chose qui me semble stupide ? Que sait-il ou que sait-elle que j'ignore ?

La leçon ne vient pas toujours d'où on l'attend.

Je travaille sur un nouveau cours en ce moment, créer sa marque. Parce que je pense que toute personne devrait réfléchir à son histoire et à sa façon de la présenter si elle est (ou aspire à le devenir) une créatrice de contenus, d'un service ou d'un produit.

Je pense que c'est quelque chose qui ne se délègue pas. Chacun doit concevoir sa propre histoire... et cela même si on est à l'emploi d'une entreprise. La tendance est déjà amorcée, bientôt une histoire remplacera le CV traditionnel y compris dans les académies.

Mais rassurez-vous, il est beaucoup plus agréable de créer sa marque que de rédiger son cv. Si l’exercice vous intéresse, je vous attends dans l’atelier, on fait cela ensemble.

Demain, je vous résume vos principales difficultés et frustrations en ce début d'année, si vous n'avez pas encore répondu, c'est ici. Et bien sûr, des pistes de solution.