ELLE N'ENTEND PAS.

 
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Que feriez-vous si une personne en détresse n'entendait pas ce que vous lui dites ? Pourtant, vous savez que cela la sauverait.

J'ai une amie qui est coach. Elle a une clientèle de créateurs et d'artistes. Hier, elle m'a dit :

« C'est fou comme la vie nous joue des tours. Je n'ai pas voulu d'enfant, car je ne voulais pas répéter continuellement. Tu parles ! Aujourd'hui, je fais cela tous les jours avec mes clients. Quand une personne n'est pas prête à entendre, rien à faire, elle n'entend pas. Mes conseils sont souvent un coup d'épée dans l'eau. »

Les parents ressentent cela parfois. Les professeurs également. C'est troublant. Lorsqu'une personne est au plus mal, on veut tellement l'aider. Lorsque j'ai publié mon article sur le perfectionnisme, j'ai été sous le choc. Le sujet a suscité énormément de commentaires. J'ai réalisé à quel point plusieurs personnes en souffraient. 

« Je viens de lire votre article sur l’autocompassion, et étant moi même perfectionniste je me suis senti concernée. Cependant, si je vois le bénéfice de l'autocompassion, je suis en revanche incapable de m'imaginer en faire preuve, car au final cela recouperait un sentiment d'inadéquation puisque j'en aurai besoin ... Dès lors comment appliquer l’autocompassion de manière efficiente, sans avoir en arrière-pensée l'idée que c'est illusoire et "juste une manière de se consoler" ?
À titre d'exemple, j'ai obtenu aujourd'hui mon premier diplôme dans l'enseignement supérieur avec mention, et je suis insatisfaite de ne pas avoir été la meilleure (parce que si d'autres l'ont fait, pourquoi pas moi ?) alors que je suis loin d'être la dernière, et en réalité j'ai tendance a considérer que toute personne qui réussit moins que moi est inconséquente, et que toute personne qui réussit plus (selon mes propres critères de perfectionniste) est un objectif à atteindre, d'ou un cycle permanent d'insatisfaction. Je réalise à présent que mon message de discussion théorique se transforme en introspection personnelle, mais l'exemple est nécessaire pour vous montrer que l'auto-compassion me paraît tout simplement être impossible à pratiquer. »


Je partage ce commentaire, car l'auteure est loin d'être une exception. Des chercheurs parlent même du début d'une épidémie dans des pays comme l'Angleterre, le Canada et les États-Unis. Nous devons tous agir. Sur soi-même d'abord. Et aider ceux qui semblent être aux prises avec un perfectionnisme extrême.

Si vous souhaitez évaluer votre perfectionnisme, vous pouvez répondre à l'excellent questionnaire du Dr Jeff Szymanski.

Vous verrez qu'il est possible de faire évoluer son perfectionnisme... conservez bien vos résultats et réévaluez-vous plus tard pour comparer.

Il est sain de remplacer nos mauvaises habitudes. Décider, c'est progresser.

Et voir nos progrès, nous encourage à continuer.

À demain,

Sylvie

PS : Si vous connaissez des personnes qui ont besoin d'aide pour combattre leur perfectionnisme, faites-leur suivre ce message.  

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